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Des repères tarifaires pour les freelances

Freelancing18 Octobre 2016
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Des repères tarifaires pour les freelances

Vous vous lancez dans votre activité et vous vous demandez bien comment et combien facturer vos prestations ? Nous sommes tous passés par là (enfin, presque). Au sein de la Cordée, les échanges sur ces questions de tarifs sont fréquents. Les « anciens » du métier donnent leurs ficelles aux nouveaux qui tâtonnent.

C’est un domaine où il n’est pas facile de réinventer la roue. Nous avons déjà eu écho de certains encordés qui proposaient leurs prestations à un prix « au chapeau » (non fixé, à la discrétion des participants). Mais il faut bien dire que ce n’est pas la majorité et que l’expérience ne séduit pas tout le monde. Pour les autres, mieux vaut rentrer dans les clous…

Calculer son prix

Calculer son prix à la journée

Il y a plusieurs façons de calculer son prix à la journée : par rapport au marché, ou par rapport à vous-même. Les deux sont toujours à rapprocher pour voir si c’est cohérent et pas trop décalé.

Par rapport à vous-même

Vous pouvez :

  • Partir du revenu mensuel visé (ce que vous souhaiteriez avoir sur votre compte en banque)
  • Ajouter les charges que vous paierez dessus
  • Diviser par le nombre de jours par mois que vous pourrez facturer

Attention dans ce cas-là : vous ne pourrez pas facturer votre temps de gestion, de commercial, de comptabilité, de communication sur votre activité… vous ne pourrez facturer que la prestation ! Sur 20 jours ouvrés dans le mois, vous n’en facturerez probablement au final que la moitié, ou le tiers, ou le quart, ou… à évaluer, mais ne sous-estimez surtout pas votre temps de gestion (non consacré au client).

Par rapport au marché

Quel est le prix que vos collègues / confrères / concurrents proposent ? Établissez une grille en fonction du domaine, des années d’expérience, de la localisation géographique… et placez-vous dessus.

Cohérence

Vous avez commencé par la première méthode. Où vous placez-vous sur la grille du marché ?

  • Loin en-dessous ? Vous avez probablement sous-estimé le temps de gestion, ou vous êtes dans une profession où l’on pratique des tarifs abusifs. Dans le premier cas, relevez vos tarifs, dans le second, lancez une révolution tarifaire ! Mais attention, vos clients pourraient être amenés à penser que vous vous vendez à bas prix car vous êtes peu compétent(e)…
  • Loin au-dessus ? Il va peut-être falloir revoir vos ambitions salariales, ou vous poser des questions sur votre modèle de revenu. Êtes-vous sûr(e) de votre coup ?
  • Dans le mille ? Chapeau, Guillaume Tell.

Vous avez commencé par la seconde méthode. Maintenant estimez le nombre de jours que vous pouvez facturer dans le mois, et multipliez votre taux jour par ce nombre. Retirez vos charges. Ce qu’il vous reste est-il suffisant ?

  • Pas du tout ! Peut-être faut-il revoir votre copie et votre avenir dans ce domaine… à moins que vous n’ayez une compétence-clef très très rare ou un carnet d’adresse digne d’un ministre.
  • C’est largement au-delà de ce que j’espérais ! Des associations attendent de profiter de votre générosité J.
  • Dans le mille ! Chapeau, l’artiste.

Ne pas oublier les frais

Cela va mieux en le disant. À votre facture qui correspondra à un nombre de jours, n’oubliez pas d’ajouter vos frais afférant à la mission : déplacements, menus achats… sans lesquels vous n’auriez pas pu mener à bien votre prestation.

Une grille pour des ordres d’idées

Pour vous faciliter la tâche, nous avons demandé aux encordés de nous donner leurs tarifs à eux, en fonction de leur métier. De quoi alimenter vos réflexions !

Pour les traducteurs, il s’agit plus généralement d’un prix à la prestation : 8 à 12 centimes le mot.

NDLR : la prochaine fois, nous demanderons également la moyenne de jours facturés par mois d’activité !

Julie - Attribut alt par défaut.

Article rédigé par Julie Pouliquen