Paroles d’encordée : Valérie

Je suis Valérie, j’habite dans la campagne rennaise, je suis multi-casquettes : journalisme, stratégie et production de contenus, formation et animation de débats

 

 La Cordée : Tu lances tout juste ton activité, pour l’instant quelles sont tes missions ?

Je fais de la formation à l’utilisation des réseaux sociaux (quels contenus pour quels destinataires), de la stratégie et de la production de contenus de sites web de TPE et PME ; enfin, de la rédaction d’articles pour le Journal des Entreprises, et mon blog !

Témoignages - Métier rédactionnel

La Cordée : Tu repars de zéro, après avoir quitté la rédaction dans laquelle tu étais rédac’ chef et travaillais depuis 10 ans. Comment le vis-tu ? Quelles sont tes impressions sur ce lancement d’activité ?

Ce que je vis très bien : la liberté ! Je choisis mes missions, mes clients et mes partenaires. On peut mettre en œuvre toutes les idées et énergies qu’on a. Même en tant que cadre, quand on est salarié, on a un couvercle au-dessus de la tête. Je n’aurais pas cru dire ça un jour en démarrant ma carrière mais être cadre, dans certaines entreprises, est compliqué quand on est une femme. Le fait d’être à mon compte lève cette barrière : je ne suis pas bridée par certaines pressions misogynes.

Par ailleurs, ce que j’apprécie particulièrement c’est l’intelligence collective, que j’ai retrouvée à la Cordée, et ce d’une façon plus variée car il y a beaucoup de métiers différents, dont des métiers techniques, ce qui est un avantage !

Quand on quitte le salariat pour monter sa boite, on manque de visibilité, on doit pouvoir encaisser ça. Je me dis que j’ai de la chance. J’arrivais à un moment de ma carrière où c’était plus simple de me lancer qu’un jeune qui part de zéro.
Et surtout, c’est plus simple maintenant qu’il y a 10 ans ! Il n’y avait pas autant d’outil numérique ni de réseau social. Pas d’espace de coworking non plus (je bouge beaucoup !). Enfin, les entreprises sont plus ouvertes pour travailler avec des freelances, elles sont moins frileuses.

La Cordée : Tu travaillais auparavant dans une rédaction destinée au monde de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Maintenant que tu te lances à ton compte, est-ce une force ou un frein ou un facteur enfermant ?

Aujourd’hui, c’est une force, car tout le monde a son avis sur l’agriculture, l’alimentation, l’agro, l’élevage…. Mon expertise va pouvoir servir à des entreprises qui ne sont pas de ce milieu mais qui en auront besoin.
De plus, la position que j’ai eu de rédac’ chef, de manager, est appréciée : je ne suis pas que “rédactrice” ou que “Web”. J’ai la compréhension de leurs soucis de dirigeants, de budgets, de difficultés sociales. Ça les met en confiance.
Cela étant dit, mon objectif est de sortir de ce cadre-là. Je veux y travailler en partie, car il y a énormément d’innovations dans ce secteur. Mais j’ai envie de travailler dans d’autres domaines, avec d’autres types de structures, y compris des collectivités.

Toi, dans 5 ans, tu seras où et tu feras quoi ?

Je proposerai toujours mes services aux PME pour ce qui est éditorial et animation de débats. Je suis en train de tisser des liens pour proposer des formations en communication écrite et orale dans l’enseignement supérieur. Beaucoup d’ingénieurs et techniciens ont des compétences mal valorisées car ils n’ont pas d’aisance éditoriale ni rédactionnelle. Je suis persuadée que l’avenir est au contenu de qualité. Donc j’espère travailler avec ces personnes qui en seront tout autant persuadées !

Et sinon, d’ici 5 ans, pourquoi ne pas embaucher une personne !

La Cordée : Dernière question : as-tu fait des découvertes, ou eu des surprises que tu aimerais partager ?

Plein ! Première anecdote, quand je suis arrivée à la Cordée, j’ai vu qu’on pouvait travailler sans papier ! J’osais même pas sortir mon bloc notes. J’ai réduit de 90% ma consommation de papier !
Autre découverte : côté administratif pour monter son entreprise, je savais que ce serait long et compliqué, mais c’est vraiment très long et très compliqué ! Ca n’aide pas à se lancer !

Concernant les surprises que j’ai vis-à-vis des clients et personnes que je rencontre, tout d’abord, mes premiers clients sont pour beaucoup des femmes. J’ai l’impression qu’elles sont rassurées par le fait que j’en sois une. Est-ce conscient ou pas ? Je ne sais pas.
Je constate également une fracture plus grande que ce que je croyais entre ceux qui sont tech’ et ceux qui ne le sont pas. Quand je parle à des prospects ou des clients de mon métier, d’espaces de coworking, du numérique, de réseaux, de MOOC… il y a des gens qui ne comprennent pas.

Suivez les activités de Valérie ici !

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Merci à Sophie Spéciale pour ses illustrations (@superspeciale).

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