Paroles d’encordée : Anne-Liesse

Je suis Anne-Liesse, j’habite en banlieue lyonnaise et je suis rédactrice (journaliste, rédactrice-traductrice, correctrice et blogueuse)

 

Portrait d'une journaliste, rédactrice-traductrice, correctrice et blogueuse

La Cordée : Les verbes résumant ton métier

Ecrire – Ecouter – Interviewer – Traduire – Synthétiser – Corriger.

La Cordée : Les adjectifs qui te viennent à l’esprit quand tu penses à ce que tu fais

Rigoureuse – Curieuse – Passionnée

La Cordée : Tu es rédactrice dans des domaines spécialisés, notamment la parentalité et surtout l’art culinaire, pourquoi ?

J’ai commencé mon activité de rédactrice il y a près de 10 ans en devenant « rédactrice de débats ». J’interviens en entreprise, j’assiste aux réunions (comités d’entreprise, conseils d’administration, comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, commissions diverses) et j’en rédige les synthèses. Je ne faisais que ça au début, mais ça ne me passionnait pas vraiment. Je n’avais pas choisi ça pour le fun, mais pour vivre de ma plume.

En devenant mère, je me suis aussi intéressée au domaine de la parentalité. Je me suis engagée pendant de nombreuses années dans l’association lyonnaise La Cause des Parents, dont j’ai été la présidente pendant quatre ans, et je travaille depuis 2 ans et demi pour le magazine L’Enfant et la vie (magazine Montessori depuis 1969), pour lequel j’écris des articles et dont je suis la correctrice.

Aujourd’hui, ce qui me passionne et ce sur quoi je réalise l’essentiel de mon travail de rédaction, c’est l’art de vivre, le culturel et particulièrement l’art culinaire. Je travaille pour des agences de communication pour lesquelles j’écris des piges sur ces sujets dédiées à la presse. Je suis blogueuse culinaire.

Métier rédactionnel

J’ai créé un blog (Bulle et Blog), il y a 10 ans, pour sortir des couches (sic) ! J’étais en congé parental, il fallait que je m’occupe quand le bébé dormait ! C’était le début des blogs, j’en suivais déjà quelques uns. Je me suis rendue compte que, grâce à ça, moi aussi, je pouvais écrire et être lue. Je pouvais rédiger ce que je voulais, ça me paraissait fascinant. Au départ ce n’était pas une volonté d’écrire sur le culinaire mais, au fil des publications, ça s’est imposé comme une évidence.

J’ai donc développé cet aspect plus créatif de mon activité. J’ai fréquenté des réseaux, des soirées blogueurs… Ce qui a alors plu a été ma polyvalence : je suis bilingue anglais, le monde culinaire est ma passion et je suis également correctrice. C’est grâce à tout cela que j’ai eu ma première cliente.
Même s’il ne m’apporte pas un énorme chiffre d’affaire, mon blog est une carte de visite. Des clients le lisent afin de valider que mon style correspond à leurs besoins rédactionnels.

Depuis combien de temps fais-tu ce métier ? Constates-tu des évolutions ?

Il y a 10 ans, quand j’ai démarré, le métier de rédactrice de débats avait un statut un peu bâtard, l’auto-entreprise n’existait pas, c’était des CDD ou des arrangements pas très réglo.
C’est un métier un peu particulier. On apprend de nombreuses informations concernant les entreprises pour lesquelles on intervient, on est tenu à la confidentialité, bien sûr, et à la neutralité dans ce qu’on rédige.

Je me suis donc installée comme auto-entrepreneuse il y a 4-5 ans.
Ça m’a fait rire quand j’ai vu le terme de « slasheur » apparaître : je m’y reconnais totalement ! Au fil des années, en partant de mes connaissances et compétences de base, j’ai décliné toutes les pratiques liées à l’écrit et à la communication pour répondre aux besoins de mes clients : rédaction, correction, traduction, community management… J’ai appris à ouvrir les portes qui se présentaient sur mon chemin.
Ce n’est pas si simple au démarrage, mais j’ai appris à dire oui à de nombreux projets même si je ne me sentais pas légitime. J’ai compris qu’il fallait que je me diversifie, notamment pour ne pas dépendre d’un seul gros client. On se dépasse et on gagne en confiance au fil des expériences.

Être à mon compte n’était pourtant pas une évidence ! Quand je m’y suis mise, en 2013, je me suis inscrite à la Cordée dans la foulée, car j’ai toujours compris l’importance des réseaux. D’autant que mon métier pousse à la solitude. C’est important également de ne pas s’enfermer dans sa bulle, de voir du monde de temps en temps !

Envie d’en apprendre plus sur les métiers rédactionnels ? C’est par ici !

Merci à Sophie Spéciale pour ses illustrations (@superspeciale).

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