Paroles d’encordé : Nicolas

Je suis Nicolas, je vis à Lyon et je suis programmiste architectural

Programmateur architectural

La Cordée :  Ton métier expliqué aux enfants

La programmation architecturale, c’est comme un scénario de film. On écrit le fil conducteur et la structure d’un projet.

On va écrire le programme, c’est-à-dire le cahier des charges. On définit les surfaces, les fonctionnements, les problématiques, les exigences des utilisateurs du futur bâtiment. L’architecte prendra le relais pour définir comment agencer tout ça, dans le respect de ces exigences. On ne travaille pas sur les chantiers. Nous sommes des consultants à la maîtrise d’ouvrage et nous avons pour rôle, lorsque l’architecte est retenu pour le projet, de conserver la mémoire des besoins établis au départ.

Imagine que tu veuilles construire un château en Lego. Je suis le programmiste : je vais écouter combien tu veux de chambres, de pont-levis, si tu veux des cachots, des tours, etc. Et l’architecte, lui, va choisir la couleur des briques de Lego, la forme des tours, etc.

architecture

La Cordée :  Tu faisais quoi avant de faire ça ?

On croit souvent que les programmistes sortent d’école d’architecture ou d’ingénieurs, mais pas forcément ! Il y a en effet deux visions de ce métier : ceux qui ont un parcours « archi » et ceux qui abordent le projet par les sciences humaines (l’usage, la géographie, l’histoire et le contexte politique des territoires). C’est mon cas ! J’ai fait Sciences po, des sciences humaines et un master Urbanisme. Si j’ai voulu faire ce métier c’est pour la gestion de projet, l’analyse et l’aménagement de territoires, la collaboration avec des communes, des collectivités, et se demander : « A quoi ce projet va-t-il répondre ? », « Qui sont les utilisateurs du futur bâtiment et quels sont leurs besoins ? ». C’est donc un métier pluridisciplinaire, qui n’est pas fermé aux « non-techniciens », bien au contraire !

La Cordée : Quand tu repenses à toi, à tes débuts dans ce métier, que te dis-tu ?

Ça fait 5 ans seulement que je fais ce métier. Je ne peux donc pas dire que j’ai constaté une évolution globale. En revanche, quand je suis arrivé, j’ai été assez intimidé par le langage technique des clients et des collaborateurs. La maîtrise de notions de base en ingénierie du bâtiment est importante en programmation. Mais, elle n’est pas un frein pour autant. Et elle s’acquiert au fil du temps.

La Cordée : Où te vois-tu dans 3 ans ?

Dans trois ans c’est très dur ! Je me vois bien avec ma femme, mes deux enfants et pourquoi pas consultant à mi-temps à la maison, au bord de ma piscine, bien payé évidemment ! [Rires.] Sinon, plus probable, responsable d’une agence bien développée à Lyon, toujours autant charrette* qu’aujourd’hui [*terme du milieu, qui signifie travailler dans l’urgence et ne pas compter ses heures].

Je suis plus inspiré pour parler de mes envies dans 10 ans : une petite maison au bord du lac Winnipesaukee au nord de Boston, dans le New-Hampshire… Mais, c’est peut-être un peu trop précis !

Envie d’une nouvelle lecture ? Plein d’autres témoignages par-là !

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