Paroles d’encordée : Alexandra

Je suis Alexandra, je vis à Lyon et je suis architecte… en communication 

architecture et communication

 

La Cordée : Tu incarnes un peu l’un des changements dans le monde du travail : être indépendante, passer d’un métier à l’autre et se digitaliser. Parle-nous de ce changement.

J’ai été architecte salariée pendant 6 ans, je travaillais sur des projets publics très variés.

Le domaine de l’architecture s’est complexifié, on avait de plus en plus d’interlocuteurs entre nous et l’usager final. Nous avions perdu ce lien, ce qui explique les commentaires du type « Mais qu’est-ce qui est passé par la tête de l’architecte pour concevoir un truc pareil ?! »

Les gens ont une image fantasmée de ce métier, alors que c’est très engageant et lourd en termes de responsabilité. On est plutôt des petits artisans dans leur atelier.

J’ai eu envie de changer d’horizon et de mettre mes compétences au service de la communication.

Aujourd’hui, je suis indépendante. J’aide les TPE et PME à clarifier leur identité et à la mettre en œuvre visuellement. Avec ces entreprises, j’identifie leurs points forts, il s’agit de trouver la bonne perspective pour les mettre en valeur.

J’ai changé de métier pour renouer le lien qu’il me manquait en tant qu’architecte. Dans la communication, je suis en face à face avec les gens, on repart sur les fondations en s’appuyant directement sur leurs besoins et leurs intentions.

La Cordée : Tu construis le discours des entreprises, comme tu aurais conçu un bâtiment… Tu nous en dis plus ?

Il y a de nombreuses similitudes. Dans les deux univers, il faut trouver des idées créatives ET utiles, porteuses de sens. Il faut que ça serve les personnes à qui le projet est destiné.

architecture

En architecture, on passe du plan peu parlant à la modélisation 3D et aux esquisses pour que les gens puissent se projeter. De la même manière, en communication, on passe de la vision de l’entreprise à un discours suffisamment clair et choisi pour être retenu. Dans les deux cas, on prend de la hauteur, l’écoute étant le socle.

C’est un vrai travail de fond. Par exemple, je peux être amenée à travailler sur une carte de visite et, en creusant, on s’aperçoit que l’entrepreneur veut en fait changer de cible.

La Cordée : Comment as-tu fait pour passer de l’un à l’autre ?

J’avais envie de plus d’autonomie, mais pas d’être isolée. Je me suis entourée de personnes et d’organismes pour m’aider à me former et monter mon entreprise.

J’ai complètement changé de milieu et tout construit de zéro. Autant il y a beaucoup d’aides au développement auxquelles tu n’as pas le droit en architecture, car c’est une profession réglementée, autant j’ai pu en profiter en communication. La coopérative d’activités Graines de SOL et la Cordée m’ont permis d’avancer avec plus de sécurité. Je ne sais pas si j’aurais osé me lancer il y a 6 ans, car de tels ressorts n’existaient pas !

En école, on est formés à être de bons experts mais pas à gérer une entreprise. Graines de SOL m’a accompagnée pour que je me concentre sur mon cœur d’activité. Et avec la Cordée j’ai découvert un milieu entrepreneurial dynamique et bienveillant. Les deux m’ont permis d’avancer plus vite.

Pour une autre lecture de témoignage, c’est par-là !

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